63--modification sur holmann B25f
 
modification sur holmann B25f



J’ai eu l'occasion d'avoir une petite fraiseuse Holzmann B 25 f pour 300€.

A ce prix ce n'était pas à rater


Je suis allé la chercher avec mon frère, le gars est très sympa et honnête, il m'a fait montrer les problèmes de cette machine, rien de plus que je ne savais déjà.

Je suis un peu surpris de l'état général de la machine, en fait elle est impeccable.

Je n'ai pas décelé de jeu, tout passe en douceur et l'esthétique est irréprochable.

Bien sur ce n'est pas de l'industriel, ce n'est qu'une réplique de la BF25 mais ce n'est pas non plus pour moi faire les gros travaux.

Je ne savais même pas encore ce que j'en ferais mais une numérisation ne serais pas exclus pour me faire un peu la main en CNC .

J'ai fait tourner le moteur actuel, il tourne mais un bruit pas normal se fait entendre, en plus il vibre un peu, à mon avis il a pris une petite claque.

Je possède un autre moteur, il est un peu plus puissant c'est un 900 watt au lieu de 750 et la fixation est différente, j'ai pas encore regardé de plus près mais avec quelque modif, ça devrais passer et il faudra voir si l’électronique suivra, on sait que les chinois on la fâcheuse habitude de ne pas laisser beaucoup de marge mais si c’est le cas j’ai un variateur pour moteur DC de bien meilleure qualité, je me demande même si je ne ferais pas mieux de voir pour monter un moteur tri de 0.75 kw avec variateur et une transmission par courroie.  :scratch:

En premier je me suis surtout penché sur l'avance auto qui est en panne, dès que je la met en route, ça fait sauter le fusible, elle est protégé par un petit fusible en verre, j'ai commencé avec 1 AMP, puis 5 et a 10 ça me fait sauter les fusibles du boitier général

J'ai démonté la carte électronique, du coté composant ça m'a l'air correcte mais du coté circuit, il y a des traces blanche suspectes. Je signale que mes connaissances en électronique se limitent à l'allumage de mon fer à souder.

Je peux lire sur le moteur 70 volts.

Je devrais remplacer la carte électronique, ça ne doit quand même pas être bien compliqué de faire tourner un moteur DC de 70 volt et de faire varier la vitesse.

L'avance ne servirait plus à rien avec la numérisation mais ce n’était qu'un projet.
Pour le moment j'aimerais la remettre en ordre, je ne suis pas encore vraiment décidé de ce que je ferais avec cette machine.
J'aimerais avoir une deuxième fraiseuse dans mon atelier, ça me serait très utile mais elle me parait un peu petite et je n’ai pas trop envi d'être déçu, j'ai encore une Sydéric qui ferait l'affaire mais j'ai un peu de travail à faire avant de la mettre en marche.
L'idée m'a d'ailleurs traversée l'esprit de revendre les deux pour m'acheter quelque chose d'un peu mieux.

J'ai commencé par décortiquer la bestiole, je ne m'attendais pas a ce quelle soit aussi lourde pour une petite machine.
Pour la table croisée, j'ai vraiment rien à dire, c'est une version longue, de 700mm ce qui est pas mal.


Une fois l’avance ouverte, voila ce que j'en retire



Je ne vois aucun composant de brulé ni aucune trace.
Par contre du coté soudure, des traces blanche et de chauffe

Du coté moteur d'avance, rien de spécial, je suppose

qu'il y a moyen de le faire tourner autrement qu'avec cet électronique. J’ai quand même envoyé un mail pour

savoir si cette carte etait dispo, aucune réponse.


Puis j'ai démonté la tête de fraisage, le moteur a l'air de tourner normalement et sans aucune vibration mais j'ai trouvé le problème, le gars m'a bien dit qu'il avait forcé un peu et que le moteur était chaud, ce qui est normal pour ces moteur mais quand on vois l'état du pignon, on comprend mieux.




Toujours la même chose sur ces machines, ces fameux pignons en plastoc.
Je n'en vois vraiment pas l'utilité, il parait que c'est pour préserver le reste de la mécanique, ça me fait bien rire. Il y a encore
un double pignon du même genre dans la boite.
Le reste de la mécanique n'est qu'un pignon sur la broche, on ne cassera pas la broche avec un blocage même si tous les pignons sont en acier, ce sera un peu plus bruyant, c'est tout.
Moi je suis persuadé que ces pignons servent uniquement à prouver que l'électronique est trop limite, en principe au moindre blocage ça devrait disjoncter.
Pour le moment j'ai le choix entre remettre un pignon pourri ou alors en acier ou encore même pourquoi pas tailler un pignon dans du bronze, ça atténuera un peu le bruit et se sera bien plus résistant.
Je pourrais même pousser jusqu'à en profiter pour refaire le double pignon, il est encore intact mais pour combien de temps?
Au niveau mécanique j’ai remonté toute la machine mais d’abord le pignon.





J'ai démonté également le double pignon de la boite, aussi en plastoc pour mieux voir l'état et quoi qu'il soit impeccable, comme c'est du module 1, je vais également
le refaire en bronze.
Une petite tranche d'un morceau de récup pour commencer.


Après avoir fait un mandrin de reprise, j’ai monté le petit pignon pour le préparer avant le taillage puis le grand




Je taille en premier le petit pignon puis je monte le grand à la presse, j’ai prévu un épaulement pour ne pas enfoncer le pignon trop loin
Je taille le grand pignon puis je sécurise l’assemblage par une vis BTR en cuir et chair.




Bien sur il me faut un manchon de 17mm pour faire la rainure de clavette et mon coffret passe du 16 au 18.

Donc j’usine un manchon




Le résultat est impeccable



Je remonte tout et je fais tourner et là, petite déception quand même, c’est bruyant, c’est évidemment pire qu’avec le plastoc

et je m’y attendais mais bon, ça me fait rappeler mes début avec la bf25 et ça me plait pas trop. En plus ce moteur qui chauffe autant qu'un moteur thermique




Tant pis, il y en a qui me prendront pour un fou mais je démonte tout, je vais changer la transmission et la faire par courroie avec un moteur tri de 075kw et un variateur Omron


J'ai un peu épluché le net pour voir ce qui avait été fait comme système pour la transmission, j'ai tout mis dans un saladier, j'ai rajouté quelque idée et j’ai tous mélangé, une fois passé au tamis le meilleur reste et ma conclusion est un système simple et efficace.

J'ai commencé par faire une douille qui dépasse de 40mm pour fixer la poulie. Elle rentre en force à l’intérieur de la broche et est verrouillée par une vis M6







Les poulies seront plates et étagées pour avoir 3 vitesses.
Je pense faire le plus grand étage à 100mm et le plus petit à 50mm.
Ca me donnera les rapports de 2/1, 1/1 et 1/2
La douille qui sert d’origine à débloquer la queue en CM mais qui ne marche jamais sera repercée à 12mm

Bizarrement avec ce système le gagne 10mm de course, je passe donc de 50 a 60mm, très intéressent pour le perçage.
Le tirant devra être un peu plus long, j’en ferais donc un autre.



Je n’en ferais pas une nouvelle mais quand même bien modifiée, je me rends compte quand même que cette petite fraiseuse a du potentiel, le tout c’est de l’adapter à nos besoin.

Je n’avais pas prévu de faire tout ça sur cette machine mais voilà, une fois lancé !!!

J’ai donc usiné les poulies, elles sont en alu à 3 étages, j’avoue que je ne sais pas comment la courroie va se comporter, je ne les ai pas faite légèrement bombées mais si il le faut, ce n’est pas un gros travail pour les démonter pour le faire.



Finalement j’ai usiné une nouvelle douille pour retenir le ressort de remontée de la broche.

Ma première idée c’était de détremper celle d’origine pour le repercer a 12mm mais au final j’ai constaté qu’une fois la poulie monté sur la broche, je n’arrive plus au méplat de la douille pour la serrer, la meilleure solution était d’en faire une plus longue, je l’ai faite en bronze.



Pendant que la broche était démontée, j’en ai profité pour faire des nouveaux tirants, un de 12mm et l’autre de

10mm, pour ça j’ai pris de la tige filetée inox de 12mm,

j’ai fini les bout en 6 pans de 19mm pour n’avoir besoin qu’une seule clé La Bridgeport est aussi en 19mm

Pour celui de 10mm j’ai également pris de la tige inox de 12mm mais j’ai usiné le bout en M10

J’ai également modifié une douille de réduction CM3/CM2, j’ai enlevé le tenon et taraudé le bout en M12, ce n’était pas nécessaire pour la fixation vu que c’est pour tirer du CM2 et donc en passant le tirant à travers de cette douille mais ça peut devenir nécessaire pour la chasser.


Pour la poulie de broche, j’ai usiné une bague pour le montage de la bague du tachymètre.



Une chose qui n’a quasiment jamais à ces petites machines c’est un blocage de la broche qui est pourtant très intéressant pour le changement d’outils.

Comme je me retrouve avec un beau bouton sur le coté, celui des deux vitesses de la boite, autant m’en servir d’autant plus que tout y est ou presque.

J’ai simplement repris l’axe d’origine du double pignon et remplacé les deux roulements par des bagues de même dimensions puis je l’ai remonté à l’ envers de façon a ce qu’il dépasse en bas et non en haut comme à l’origine, puis j’ai alésé un morceau de plat au Ø de l’axe et fait une rainure de clavette, le point de soudure ne tien que la clavette, l’axe n’est pas soudé.

J’ai enlevé les dents du grand pignon et je l’ai remonté comme à l’origine ce qui fait que maintenant quand je tourne le bouton

à fond, les pignons s’engagent mais comme l’axe est bloqué, la broche ne peut plus tourner. Çà me fait un blocage très efficace.




Pour éviter la catastrophe, j’ai sécurisé le système, j’ai monté un contact qui empêchera la machine de démarrer si le bouton n’est pas à la dernière position.

Ainsi si on touche au bouton pendant la marche, la broche s’arrêtera dès qu’on tourne le bouton, le premier cran avertira qu’on a fait une bêtise et ce n’est que quand on arrivera au deuxième cran que la broche se bloquera.





J’ai vidé les entrailles du boitier de commande
Bizarre quand même ce contact télémécanique mais bon.
Mise a part ça, pas compliqué à comprendre
Le variateur, je suppose qu’il n’y a pas plus simple, 2 fils pour l’alimentation en 220v, trois pour le potard et deux pour la marche, l’inversion du sens se fait par un contacteur 3 positions

La carte du tachymètre, la seule chose que je récupère.

Les deux fils rouge alimentent le variateur.

Je ne comprends pas a quoi servent les deux fils blanc sur la droite, ils sont jumelé avec deux fils qui partent vers le potar, un des deux arrive sur cette carte puis repart vers le contacteur de changement du sens, l’autre y va directement, ils sont mis en contact quand la marche arrière est enclenché


Ici on voit bien que ces enfoirés ont aussi meulé les indications sur les transistors


Sur le contacteur télémécanique, il reste un fil de branché qui a été coupé a la pince, le bout est légèrement dénudé, pas mal pour la sécurité, le contacteur n’était même pas fixé.

Franchement quand je vois le travail, je me demande si je ne ferait pas mieux de récupérer ce variateur pour l’avance au lieu d’essayer de réparer l’autre, au moins il serait largement dimensionné et je suppose qu’il y a moyen de limiter la sortie a 90 v


Je continue avec la modification du moteur, la flasque B12 passe au tour pour enlever la collerette de guidage, elle devient inutile et gênera.



Je coupe les parties inutiles et je fraise un dégagement pour le passage du disque de codage du compte tours



Les poulies prendront place entre deux tôle de 200/200mm




Montage du disque codeur et de la carte électronique



Montage de la poulie moteur.


A ce stade je n’ai toujours pas de courroie, j’ai bien reçu celle commandé chez tri distribution en un temps record mais j’ai fait une erreur sur la longueur, donc je ne suis pas plus avancé.  :oops:

J’en ai directement commandé d’autres mais plus de nouvelle de Tri depuis 3 semaines alors j’ai commandé chez www.Fiamag.com en espérant qu’ils soient un peu plus rapides. 

En entendant je fais le socle.

Le bac qui réceptionne l’huile de coupe viens d’une tôle de récup qui était déjà pliée d’un coté, je met ce pli a l’arrière comme cela il ne gênera pas.

Les trois bords qui restent devront être pliés pour évité le débordement, comme c’est une tôle de 5mm d’épaisseur, avec mes moyen c’est impossible pour moi de la plier, alors je la passe a la fraiseuse pour faire une rainure de 3mm de profondeur, comme ça les deux mm qui resteront seront plus facile a plier. 


Deux pinces étaux et un peu de patience viendront à bout de ces plis.

Je soude un embout pour le branchement du tuyau puis je repli et soude les coins pour que tout soit étanche.

Pour ne pas devoir percer à travers la tôle, j’ai percé et taraudé deux plats de 50/20 pour la fixation de la machine, ils sont ensuite soudés à la tôle.




J’ai fait de même pour la fixation du pied.




Le pied est un ancien pied de tour que j’avais encore, j’ai monté à la base deux tubes carrés de 80/80mm pour remonter l’ensemble et surtout pour élargir et avoir une meilleure stabilité

.Voilà ce que ça donne une fois monté.


Et une fois peint.

On a l’impression que le bac est cintré mais non, c’est la photo.


Pour la lubrification, une tôle pliée sur 200/200 et 500mm de longueur, toujours de la récupération.

En fait ces tôles pliées font d’origine 2m de long et servait d’emballage, c’est de la tôle de 1,5mm galvanisée, pas l’idéal pour la soudure mais en prenant bien soin de dégager le galva, c’est possible de souder correctement, dans ce cas ci il vaut mieux vu que la soudure doit être parfaite pour que le bac soit étanche.

A l’intérieur, une séparation perforée à partir d’une certaine hauteur, à l’intérieur, une petite pompe prend place, il s’agit d’une pompe qui servait a lubrifier une scie à brique, elle a fait ses preuve et peu parfaitement convenir pour la lubrification sur cette petite fraiseuse, rien a voir avec une pompe de fontaine.





Le couvercle du bac est fait dans de la tôle de 2mm, je l’ai pliée de chaque côté et percée pour le passage des tuyaux et du câble électrique.


Pour la transmission, j’ai finalement fraisé des dents sur la poulie motrice pour éviter surtout que la plus petite poulie ne patine et pour ne pas devoir tendre exagérément la courroie.

Ces dents génèrent bien un peu de bruit mais bon, il ne dépassera pas le bruit d’origine de la BF20


La poulie de broche reste lisse, pour éviter le blocage brutal s’il y a.

Ca permettra également de faire volontairement patiner la courroie en cas de taraudage.


Au niveau électricité, j’ai récupéré le maximum de composants mais plus rien du branchement est d’origine mis à part le tachymètre.


Ici la carte qui, à l’origine, faisait varier la vitesse de broche, est reprogrammée pour le moteur d’avance, cette carte débitait 190 volt DC mais grâce aux différents réglages j’ai su la limiter à 80 volt DC, l’emplacement reste le même, la carte est trop grande pour prendre place directement dans la boite d’avance, ce qui n’est pas plus mal en sachant bien que l’environnement peut devenir très humide



A gauche la carte du tachy



La boite d’avance re câblée, j’ai remonté les boutons de reset et de marche rapide pour l’esthétique mais ils ne servent plus a rien


Dans le socle, les quatre tiges qui supporteront le tableau avec le variateur de broche, un Omron de 0.75kw


Un montage relativement simple, le relais de droite sert à l’allumage auto de la pompe de lub,

L’impulsion est donnée par le variateur dès que le moteur tourne, j’ai ajouté un bouton à l’extérieur pour annuler quand la lubrification n’est pas nécessaire.



Le petit couvercle qui sert à couvrir la partie transmission.



Et voilà quelques photos d’ensemble



Voilà, tout marche très bien, la broche peut tourner de 0 à 2600t/min sur 3 rapports de poulie, le couple n’a rien a envier à l’origine.

Bien sur, la motorisation est nettement améliorée ce qui pourrait laisser croire que l’emploi de grosse fraise est possible.

Au niveau de la puissance, c’est bien évidant mais il ne faut pas perdre de vue que la machine restera une machine de modélisme, même si la motorisation a changé, la rigidité n’est pas améliorée pour autant, le but de la modification n’est pas de prendre des passe de 5mm avec une fraise de 20mm, mais de pouvoir travailler à son aise sans blocage dès qu’on force avec ce risque de foirer ces fameux pignons en plastique, maintenant cette machine pourra travailler des heures et même des jours complets sans chauffer, elle pourra tarauder sans problème, le seul désavantage c’est qu’il faudra investir dans autre chose pour faire cuire des œufs, ce n’est plus ce moteur qu’il le fera.

Encore un projet terminé, maintenant je pourrais m’investir à 100% dans un autre
Philippe


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